06.11.2007
> Manager attitude
Stefano Scribani, vous parlez d’une évolution générale des mentalités dans l’entreprise. Pour vous, nous sommes passés à une politique de collaboration ?On cherche maintenant à déléguer et surtout à responsabiliser. Les collaborateurs d’aujourd’hui entendent être écoutés et considérés pour ce qu’ils sont, capables de comprendre les décisions et de prendre des initiatives tout en restant dans les limites de leurs rôles. Les gens que l’on utilise simplement comme des pions se montrent peu motivés et donc peu productifs !
Il n’existe vraiment plus d’entreprises directives ?
Les sociétés vraiment importantes mettent beaucoup de temps à évoluer. Leurs chiffres d’affaires sont suffisamment importants pour amortir les pertes dues à leur politique. Un exemple : pour des raisons d’économie de surface, une société informatique mondialement connue a mis en place dans certains services une sorte de « turn-over » des bureaux. Les ingénieurs n’ont plus de bureau personnel et occupent une table au hasard des disponibilités. Résultat : les contacts directs entre collaborateurs se raréfient et le personnel se démotive… Renforcer les directives de travail en mettant la pression ne fait que creuser le fossé d’incompréhension. Cette politique peut être efficace à court terme mais il est certain qu’elle ne sera pas viable longtemps.
Et qu’apporte votre méthode des Masques et Attitudes ?
C’est une méthode d’intelligence relationnelle. La compréhension des Masques et Attitudes permet la reconnaissance de ce qui fait l’identité profonde de chacun. Expérimenter les différentes facettes humaines ouvre sur un management intelligent et adapté.
Sur le terrain cela se traduit comment ? On ne peut pas toujours dialoguer, il faut savoir s’imposer…
Tout à fait, mais il existe toujours de nombreux chemins pour parvenir au même objectif. Autant emprunter celui qui correspondra à la personne ! Savoir donner du sens à une mission est la première compétence attendue d’un manager qui souhaite une équipe dynamique. La responsabilisation, c’est faire en sorte que les gens s’imposent eux-mêmes leurs directives. Le management peut ne plus être une autorité subie. Ce n’est pas pour rien que le mot « collaborateur » est aujourd’hui tant à la mode.
Ce ne doit pas être évident à gérer ?
Il est moins évident de « gérer » des gens, comme vous dites, que de gérer des stocks ! Mais qui a prétendu que le management devait être un métier facile ? Quoi qu’ils en disent, les dirigeants ont souvent le goût du défi et de la gestion de situations complexes.
Vous prônez une attitude humaniste ?
Non, laissons les utopies aux rêveurs et aux politiciens ! J’affirme simplement que la personnalité de chacun est une des composantes essentielles de toute société et qu’il est suicidaire d’en faire abstraction. Les complexités individuelles et collectives s’entrechoquent en permanence alors que ces deux énergies peuvent au contraire s’alimenter et dynamiser l’entreprise.
La méthode Masques et Attitudes fait appel aux ressources de la Commedia dell’Arte, pourquoi ?
Pour qui connaît la Commedia et l’emploi des masques, l’association avec l’entreprise est une évidence. La Commedia considère l’homme comme un processus vivant en continuelle évolution. Elle permet de retranscrire toute communication dans un jeu instinctif et une forte mise à distance. Ce support permet aux gens de dédramatiser leurs situations et donc de les dépasser.
La Commedia ne vous semble pas anachronique ?
L’état d’esprit de la Commedia dell’Arte est d’une modernité absolue. Et puis, les masques ne sont en définitive qu’un outil, un support pour une méthode qui tient compte, elle, de toutes les connaissances modernes actuelles en ressources humaines.
C’est une méthode d’intelligence relationnelle. La compréhension des Masques et Attitudes permet la reconnaissance de ce qui fait l’identité profonde de chacun. Expérimenter les différentes facettes humaines ouvre sur un management intelligent et adapté.
Sur le terrain cela se traduit comment ? On ne peut pas toujours dialoguer, il faut savoir s’imposer…
Tout à fait, mais il existe toujours de nombreux chemins pour parvenir au même objectif. Autant emprunter celui qui correspondra à la personne ! Savoir donner du sens à une mission est la première compétence attendue d’un manager qui souhaite une équipe dynamique. La responsabilisation, c’est faire en sorte que les gens s’imposent eux-mêmes leurs directives. Le management peut ne plus être une autorité subie. Ce n’est pas pour rien que le mot « collaborateur » est aujourd’hui tant à la mode.
Ce ne doit pas être évident à gérer ?
Il est moins évident de « gérer » des gens, comme vous dites, que de gérer des stocks ! Mais qui a prétendu que le management devait être un métier facile ? Quoi qu’ils en disent, les dirigeants ont souvent le goût du défi et de la gestion de situations complexes.
Vous prônez une attitude humaniste ?
Non, laissons les utopies aux rêveurs et aux politiciens ! J’affirme simplement que la personnalité de chacun est une des composantes essentielles de toute société et qu’il est suicidaire d’en faire abstraction. Les complexités individuelles et collectives s’entrechoquent en permanence alors que ces deux énergies peuvent au contraire s’alimenter et dynamiser l’entreprise.
La méthode Masques et Attitudes fait appel aux ressources de la Commedia dell’Arte, pourquoi ?
Pour qui connaît la Commedia et l’emploi des masques, l’association avec l’entreprise est une évidence. La Commedia considère l’homme comme un processus vivant en continuelle évolution. Elle permet de retranscrire toute communication dans un jeu instinctif et une forte mise à distance. Ce support permet aux gens de dédramatiser leurs situations et donc de les dépasser.
La Commedia ne vous semble pas anachronique ?
L’état d’esprit de la Commedia dell’Arte est d’une modernité absolue. Et puis, les masques ne sont en définitive qu’un outil, un support pour une méthode qui tient compte, elle, de toutes les connaissances modernes actuelles en ressources humaines.
Propos recueillis par E. Turnhaut
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